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Plaisir d'offrir

10 Septembre 2017 , Rédigé par Estelle Ogier

[Défense de Prosper Brouillon sortira le 14 septembre. Jean-François Martin (auteur des illustrations) et moi-même serons au Monte-en-l’air le 28 septembre à 19h pour présenter cet écrivain honteusement méconnu. Christophe Brault lira des extraits du livre. ]

L'Autofictif d'Éric Chevillard

— Qu'est-ce qui te ferait plaisir pour ton anniversaire ? 

— Un billet pour Paris ! 

 

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L'envolée encadrée

9 Septembre 2017 , Rédigé par Estelle Ogier

Tu as confié « L'envolée » (huile sur toile de Michel Ogier) à un encadreur. 

Tu la récupère, prisonnière de son cadre. 

Pourra-t-elle encore s'élever ? Ou seulement prendre le large ? 

 

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Arrêt

8 Septembre 2017 , Rédigé par Estelle Ogier

Tu arrêtes un traitement psychotrope pour te connaître sans. 

Les molécules chimiques auront-elles rééduqué ton réseau neuronal ? 

Auras-tu appris quelque chose de cette expérience pharmacologique ? 

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Programme

7 Septembre 2017 , Rédigé par Estelle Ogier

À force de programmer les événements de son quotidien, Marie s'ennuie. 

Toutes ces prévisions existentielles l'épuisent. 

Elle touche l'inanité de toutes les choses hors de ses lectures. 

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Cryomodules

6 Septembre 2017 , Rédigé par Estelle Ogier

ce laser européen nouvelle génération permettra aux scientifiques de cartographier les détails atomiques des virus, de déchiffrer la composition moléculaire des cellules, de réaliser des images tridimensionnelles du nanomonde ou encore de filmer des réactions chimiques

Communiqué de presse du CNRS — Paris, 1er septembre 2017

Marie pense à l'âme humaine — insondable. 

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Bienveillance

5 Septembre 2017 , Rédigé par Estelle Ogier

Marie oublie cela à chacune de ses rencontres. 

La bienveillance nécessaire à la survivance. 

L'élégance d'exister. 

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Lieux inconnus

4 Septembre 2017 , Rédigé par Estelle Ogier

Ces lieux inconnus où erre Marie lorsqu'elle lit. 

Qui deviendront si familiers au fur et à mesure de la lecture au point qu'elle croira finir par les connaître. 

Tous ces transports qu'elle expérimente depuis son canapé gris-mauve. 

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Silence

3 Septembre 2017

Plus un vrombissement. Le tonnerre des engins à moteur s'éloigne. L'oubli s'installe. Les Brescoudos s'évadent vers d'autres contrées lointaines. 

Laissons le silence retomber sur la station balnéaire ainsi qu'une neige bienfaitrice modifie le paysage marin certains rares hivers. 

Retrouvons le plaisir de lire sans l'écho épouvantable de ces mécaniques infâmes. 

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Visite non médicale

2 Septembre 2017 , Rédigé par Estelle Ogier

Quand son médecin psychiatre entre à l'intérieur de la galerie que Marie ouvre au public, elle connaît un moment de flottement avant d'agir et d'accueillir la visiteuse. 

Interloquée puis suspicieuse, Marie observe la spécialiste qui détaille chaque tableau avec une attention presque exagérée. 

Marie joue à la conservatrice et la psychiatre à la connaisseuse. 

Tout se passe pour le mieux hors du cabinet. 

 

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Clément Bénech et son époque

1 Septembre 2017 , Rédigé par Estelle Ogier

Le peu lui semblait audacieux. En effet, il appréciait les lyriques, qui ouvraient la voilure, qui prenaient le risque de se frotter à l'art plutôt qu'à son histoire. Or il lui fallait souvent reconnaître que ceux-là étaient plutôt de la veine des minutieux, des minuscules, des infinitésimaux. Ne cherchaient pas le nouveau à tout prix, mais avaient pris acte de ce que toutes les barrières étaient tombées. La plupart des artistes en effet amusaient bien la galerie avec une subversion qui n'avait plus beaucoup de sens dans une époque sans canon, ils vivaient d'une transgression conventionnelle, dans le cadre de ce que l'on pourrait appeler un déni de liberté ; Dragan ne goûtait pas tellement ces artistes pour qui l'art était un instrument qui n'était bon qu'à faire tomber ses propres barrières. Le touchaient particulièrement ceux qui exprimaient dans leurs œuvres un rapport un peu empêché au monde réel, une incapacité de coïncider avec lui, d'aller au-devant de lui. Il se retrouvait plutôt bien dans de telles œuvres, sans qu'il voulût vraiment savoir pourquoi.

Clément Bénech — Un amour d'espion — Flammarion

Marie apprécie vivement le minutieux travail que l'écrivain exerce sur le langage. 

Cette attention portée à l'art d'écrire qui caractérise la littérature de Clément Bénech. 

Un enchantement éclairant et vivant. 

 

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