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Eric Chevillard, buveur d'azur

28 Août 2017 , Rédigé par Estelle Ogier

Nous échangeons un salut cordial avec le promeneur inconnu croisé sur un sentier de montagne. Partout ailleurs, nous n’aurions l’un pour l’autre aucune sorte de considération. Est-ce l’exiguïté du chemin qui nous rend si aimables, parce qu’il est en effet impossible de se croiser comme si de rien n’était ? Je crois plutôt que la majesté du paysage alpestre alentour nous inspire ces bonnes manières. Il s’agit d’être à la hauteur.

Mais surtout, il nous plaît d’appartenir à la communauté des montagnards buveurs d’azur, dédaigneux des mesquineries de conduite et de pensée de ceux d’en bas.

Puis il faut redescendre.

L'Autofictif en vie sous les décombres — billet du 26 août 2013, page 219 — Éditions de L'Arbre Vengeur

L’usage veut que tu échanges un cordial bonjour avec le randonneur que tu croises sur le sentier de montagne tandis qu’il rejoint l’indifférence de la foule et que tu gagnes la solitude du sommet.

L'Autofictif — billet du 28 août 2017

Ainsi Marie se considère-t-elle aussi comme étant une buveuse d'azur à siroter sans cesse ni lassitude la prose poétique chevillardesque. 

Sur les cimes de son propre désespoir il y a l'espoir de l'écrivain qui ne pense qu'à gravir des sommets d'imagination quand elle ne désire qu'explorer ses peines. 

Puis il faut redescendre seule et laisser l'écrivain sur les hauteurs. 

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